Francais 

Centre International de Recherche et de Développement de l'Haptonomie

CIRDH Frans VELDMAN    
9 bis Villa du Bel Air - 75012 Paris
HAPTONOMIE AUTHENTIQUE ®

Modalités de l’accompagnement pré et postnatal

La place du père

La présence du père au cours de l’accompagnement pré- et postnatal est essentielle à trois égards :

  • *Elle lui permet de prendre sans retard sa place spécifique dans la relation triangulaire affective père-mère-enfant.
    Les trois partenaires s’en trouvent également gratifiés.
    Une séance particulière lui est principalement consacrée dans la première partie de l’accompagnement. On lui propose de sentir les effets de la phénoménalité haptonomique sur son bien-être, le tonus de ses muscles et sa manière de supporter la douleur. On fait avec lui les gestes qu’il fera avec sa compagne pour lui donner du confort. Cette séance est très éclairante pour lui, elle marque un tournant dans l’accompagnement, c’est pourquoi elle est indispensable (sauf raison majeure). Dans ce cas, l’haptothérapeute  devra trouver un moyen de faire sentir au père les effets du contact.
  • *C’est le père qui constitue le recours affectif de la mère, il la soutient, l’accueille et l’aide tout au long de la grossesse et durant l’accouchement. Il apprend les gestes qui lui donnent du mieux être au cours des modifications corporelles souvent inconfortables qu’elle doit traverser. C’est souvent un renouveau dans les relations de couple, une mise en actes de la tendresse qui enrichit la relation.
     
  • *Au moment de la naissance, il joue un rôle majeur dans la rencontre de l’enfant avec le monde extérieur. Comme il a été dit plus haut, si le père n’est véritablement plus présent dans la vie de l’enfant et de la mère, on demandera à celle-ci de choisir une tierce personne pour l’accompagner sans pour autant le remplacer.  (Voir le paragraphe Quand il n'y a pas de couple parental)se trouve dans hapto prénatale

L'intimité

L’accompagnement pré- et postnatal haptonomique n’est jamais possible en groupe.

En effet, la grossesse et la naissance sont des événements d’une importance considérable dans la vie d’un enfant et de ses parents. La place de l’affectivité dans ces événements exige un respect de la vie privée et de l’intimité. L’accompagnement ne peut donc s’envisager qu’à l’occasion de rencontres personnelles entre l’accompagnant et les accompagnés.

Seule une information succincte sur l’approche affectivo-confirmante haptonomique et sur l’accompagnement pré- et postnatal peut éventuellement être commune à plusieurs mères et pères dans l’attente d’un enfant. Un accompagnement en groupe serait en contradiction totale avec les principes fondamentaux de l’haptonomie.

Le calendrier des rencontres

Il est souhaitable de commencer l’accompagnement le plus tôt possible après la conception, même si la mère ne sent pas encore son enfant bouger.

Ces séances précoces permettent aux deux parents de sentir les effets de la phénoménalité haptonomique et de comprendre en quoi elle leur sera utile pour la grossesse et l’accouchement. Elles permettent aussi aux femmes de sentir plus tôt la présence de l’enfant et elles sont d’une grande aide lors d’une grossesse difficile liée à une pathologie physique ou à une souffrance thymo-affective (psycho-affective)...

Lire la suite

Ces séances précoces peuvent aussi aider les femmes qui sont dans des procédures de procréation médicalement assistée. Elles peuvent aussi être proposées préconceptionnellement à des femmes qui, ont une difficulté à concevoir un enfant ou à celles qui sont, pour une raison ou une autre, très angoissées à l’idée de devenir mère.

Toutefois, il est tout à fait possible de commencer l’accompagnement autour du 4ième mois, mais en tout état de cause, jamais après le début du 7ième mois (28ième semaine d’aménorrhée). Commencer après cette date ne permettrait pas la maturation des parents et l’accompagnement ne pourrait être conduit de façon adéquate et harmonieuse.

Cependant, si une difficulté ou une pathologie survient après le début du 7ième mois, un haptothérapeute confirmé peut toujours apporter une aide qui sera précieuse. Cela ne sera pas un accompagnement dans toutes ses dimensions, mais une mise en acte de l’haptonomie adaptée au cas spécifique. Beaucoup d’haptothérapeutes interviennent ainsi lors des découvertes de malformations ou de menaces d’accouchement prématuré ou encore lors de retard de croissance in utero. Il arrive souvent que les obstétriciens, face à une difficulté de la grossesse, suggèrent un travail avec un haptothérapeute pour aider les parents et l’enfant à traverser avec moins d’angoisse et de séquelles thymo-affectives (psycho-affective) une période de médicalisation intense de la grossesse. Une médecine très technique n’exclut pas l’haptonomie, elles peuvent, au contraire, se compléter.

Selon le temps de chaque séance, qui peut varier d’un haptothérapeute à l’autre, sans jamais durer moins de 30 minutes, l’accompagnement demande 7 à 9 séances. Les premières peuvent être plus ou moins espacées en fonction du stade de début du travail. Les quatre dernières, consacrées à l’accouchement et à l’accueil de l’enfant, ne peuvent pas se faire avant le début du 7ème mois (28SA) et peuvent être très rapprochées.

Ceci est un schéma général, mais chaque accompagnement s’adapte au couple et à la situation particulière. En cas de difficulté à comprendre le pourquoi et le comment, il est important de poser librement toutes les questions à l’haptothérapeute : un accompagnement ne peut se dérouler que dans la clarté et la confiance mutuelles.

Après la naissance – et comme déjà précisé–, au minimum, quatre ou cinq rencontres consacrées à l’accompagnement postnatal sont indispensables, la première étant partiellement consacrée à la mère.

La première a lieu le plus tôt possible dans les deux premières semaines, puis les autres à environ 1 mois, 3 mois et demi - 4 mois, autour du 9ième mois et la dernière quand la marche est acquise.

Haptonomie et autre approche

Comme cela a été clairement expliqué plus haut, il ne faut pas mener en même temps que l’haptonomie une approche par le yoga, la psychoprophylaxie ou la sophrologie.

Ces approches sollicitent le système nerveux d’une manière qui est en contradiction avec l’haptonomie. On n’aurait ainsi pas le meilleur de chaque approche et, au moment de la naissance, ces contradictions culmineraient et risqueraient de mettre la mère dans un embarras difficile à vivre. Cependant, il est souhaitable de suivre les séances proposées par la maternité (sauf s’il s’agit de yoga ou sophrologie) afin de faire connaissance avec les lieux, les équipes et leur manière de travailler...

Lire la suite

Comme cela a été expliqué plus haut, il vaut mieux qu’une femme choisisse sereinement son mode d’accompagnement. Elle doit être soutenue et respectée dans son choix. À certains moments de la vie, une femme ou un couple ne sont pas prêts pour l’engagement affectif que représente l’haptonomie ; ils le seront peut-être pour une autre grossesse. Parfois le lien avec le sophrologue ou le professeur de yoga est trop important pour être mis au second plan pendant une période si sensible : cela aussi doit absolument être respecté.

Enfin, l’haptothérapeute doit tenir compte du lieu où la femme accouche et adapter ce qui concerne l’accouchement proprement dit aux pratiques de chaque maternité. Une femme peut mener un accouchement de manière haptonomique même dans un lieu où l’haptonomie n’est pas connue, c’est plus ou moins difficile, mais cela peut se préparer.